Ambassade de France au Chili – Service Economique

 Santiago du Chili, le 3 mars 2017

Lancement d’un club villes durables à Santiago

Ce poste a organisé le 2 mars dernier la première réunion du Club Villes durables Chili. Cette initiative vise à capitaliser sur l’atelier organisé le 21 janvier dernier à l’occasion de la visite du Président de la République et du Secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger, ainsi que sur l’investissement consenti notamment à travers les derniers FASEP-Etudes (ADPi en 2009 – aéroport de Santiago, Artelia-Systra en 2012 – tramway d’Antofagasta, Artelia-Veolia en 2015 – Simulateur Ville durable, Aria technologies

  1. Cette première rencontre, organisée à la toute fin de la pause estivale dans l’hémisphère Sud, a rassemblé les principaux acteurs présents au Chili dans toutes les dimensions de la ville durable : infrastructures, énergie, utilities, environnement et transports, ainsi que la Chambre de commerce franco-chilienne, Business France et le Président de la section des CCEF. A ce stade, le club regroupe treize entreprises de toutes tailles : ADP, Alstom, Aquatierra, Aria technologies, Citelum, EDF, Engie, Plastic Omnium environnement, Suez, Thalès, Total EN, Veolia, Vinci Constructions grands projets. L’initiative associe également « à distance » certains acteurs, qui n’ont pas (pour l’instant) de filiales au Chili (entre autres Artelia, Colas rail, Poma, RATP dev).
  2. Un très large consensus s’est dégagé sur l’intérêt de conserver au Club un caractère informel et le moins institutionnel possible (le service économique en assurera le secrétariat). J’ai rappelé qu’il ne s’agissait pas de créer une instance supplémentaire dans un dispositif déjà dense mais de se donner les moyens de : (i) partager et échanger l’information en temps réel, notamment en ce qui concerne les projets complexes (restructuration urbaine) et les possibilités de financement (notamment à travers les programmes de financement de l’innovation de la CORFO, la banque de développement nationale et des bailleurs multilatéraux, toutefois moins présents au Chili qu’ailleurs dans la région), (ii) accroître la visibilité de nos entreprises dans un domaine où nous sommes très présents et où les besoins locaux sont importants à travers une participation commune à des évènements ou à des salons (par exemple Pollutec ou World efficiency), (iii) faciliter, notamment dans le contexte contraignant de la loi sur les lobbies, des contacts « neutres » avec les autorités chiliennes, administrations centrales, déconcentrées et élus locaux (et potentiellement bailleurs de fonds multilatéraux lors de leur passage à Santiago) pour faire valoir les avantages comparatifs de notre offre le plus en amont possible des appels d’offres ou des changements législatifs, (iv) accroître la communication institutionnelle sur les réalisations de nos entreprises (par exemple en matière de lutte contre le changement climatique). Le Club a enfin vocation à mutualiser et favoriser les collaborations existantes entre entreprises membres (ADP-Aria, Aria-Engie, Engie- Plastic Omnium etc…).

Le tour de table qui a suivi a conduit les participants à insister sur un certain nombre de créneaux particulièrement prometteurs en raison du retard relatif du Chili en la matière : mobilité électrique (absence de dispositifs incitatifs), génération solaire distribuée/ décentralisée, recyclage. Plusieurs participants (Chambre de commerce, Aquatierra) ont également suggéré de faire travailler les membres du Club sur des projets qui puissent servir de « vitrine » (l’exemple d’un bilan carbone du lycée français réalisée par la chambre de commerce française à Hong Kong a été donné).

3.Cette première réunion a d’ores et déjà fourni l’occasion de concrétiser l’objectif de valorisation de notre offre. J’ai en effet présenté le projet de séminaire régional public-privé sur les enjeux urbains que la CEPAL, avec l’appui de ce poste, prévoit d’organiser en juin prochain et qui devrait faire une large place à nos entreprises.

Commentaire :

Dans un domaine clef pour notre présence économique, la création du Club Ville durable au Chili vise, au-delà de la circulation de l’information et du partage d’expérience, à optimiser nos capacités de lobbying en assurant « en amont » la promotion de solutions qui permettent de « mieux vivre en ville » et d’accroître la réceptivité à notre offre, techniquement et socialement compétitive mais parfois perçue ici comme relativement chère.

Cette initiative vise aussi à « chasser en meute », i.e permettre à des PME de tirer parti des opportunités d’affaires offertes par les grands contrats et/ou l’activité de nos principaux groupes présents au Chili